Sortir de la rue, une urgence
Solitude, perte des
repères, violence de la rue aggravent une situation sociale souvent déjà difficile
pour les jeunes que nous hébergeons. Retrouver
un toit est la première protection vitale.
Etre à l'abri, en
sécurité, se soigner, se sentir mieux... l'hébergement
d'urgence proposé par le Centre Corot, même d'une durée relativement courte,
quelques semaines ou quelques mois, permet de renaître progressivement à la vie. L'accompagnement hebdomadaire
mené par un bénévole, l'encadrement des permanents sociaux, les animations
proposées permettent au jeune de se reconstruire progressivement et de
reprendre confiance en soi et en les autres.
Progresser vers un logement stable
Le départ de Corot est
réfléchi, préparé avec chaque jeune pour qu'il constitue pour chacun, un pas en
avant.
Le type d'hébergement
doit évoluer en tenant compte des possibilités de chacun. Un travail à temps partiel ou à temps plein est une étape qu'il faut
marquer d'un nouvel environnement de logement.
Différentes solutions
sont possibles, même si peu de
places sont disponibles : hébergement avec suivi social (CHRS) ; hébergement plus autonome, en
foyer de jeunes travailleurs (FJT)
ou en résidence sociale. Avant, un
jour peut-être, « l'appart »...
« L'appart »
L'
« appart », le logement à soi, c'est le rêve. Avoir ses clés, rentrer à n'importe quelle heure, inviter
des amis ou même « ma mère pour prendre un café et lui montrer »....
Toutes choses impossibles quand on est hébergé à l'hôtel ou en résidence-foyer.
Il y a des règles de vie en communauté, une surveillance des locaux
obligatoire, des cuisines en commun, parfois une chambres à plusieurs (deux ou
trois).
Alors, une formation,
un travail, le smic c'est déjà un bel
effort. « L'appart », cette récompense que l'on aimerait obtenir,
elle devrait être logique, tous les éléments sont là... Mais, le passé a marqué
l'existence, le temps a besoin de temps, la personne se reconstruit... et doit
consolider son parcours vers l'insertion.
Le parcours de Sébastien
Après plusieurs mois
d'accueil au Centre Corot, une formation
qualifiante obtenue avec difficulté, un premier emploi en CDD non renouvelé,
puis deux emplois en vue, enfin le CDI tant
attendu ! Pas tout à fait le travail prévu, mais tout va quand même
mieux. Le SMIC, le premier salaire, de petites économies constituées pour les
premiers frais de logement...
Pas déjà le studio, trop
cher malgré le grand désir d'être enfin libre chez soi... Etienne cherche de lui-même
un foyer de jeunes travailleurs près
de son lieu de travail. Il va directement chercher les dossiers. Corot appuie
sa candidature en téléphonant au foyer qui a de la place et envoie tous les
documents nécessaires. Une étape est franchie pour un peu plus de liberté et le
retour de la confiance en soi.
Le parcours de Minda
Après des mois de projets
de formation et de recherche d'emploi, Minda obtient un CDD de plusieurs mois à temps plein. Un travail dur en entreprise
de nettoyage. Sa situation demeure cependant fragile. Des rendez-vous de suivi
chaque semaine à Corot sont nécessaires pour conforter une confiance en soi et retrouver
un bien être. L'accès à un foyer de jeunes travailleurs (FJT) est prématuré. Elle
entrera en CHRS (centre d'hébergement
et de réinsertion sociale) où un encadrement socio éducatif et des animations
lui permettront de consolider son
parcours, de se faire de nouveaux amis pour aller un peu plus tard vers un logement plus autonome grâce à un
travail stable et une vie plus ordonnée.
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